Actualités Inde 2019

 

Jeudi 07 février 2019

Messages et photos (suite du 1er février jusqu’au 07 février)

Du Pajancoa au village.. Une GROSSE journée!!

Premier réveil sans nos professeurs. Nous nous sommes réveillés aux alentours de 7h pour prendre notre dernier petit déjeuner au Pajancoa, à l’université qui nous prend en charge pour notre stage. Nous avons ensuite pris la route vers 8h00 accompagné d’un nouveau professeur de l’université.

Nous nous sommes arrêtés vers 9h30 pour faire une première visite chez monsieur Tchélapa , un producteur d’engrais et de semences biologiques avant tout. Il fait partie d’une association (FPO) qui est répandue au sein de l’Inde et qui a pour but de faciliter la vente d’intrants biologiques. Cet agriculteur s’occupe de ses intrants, de la production à la vente.
Dans un premier temps, pour la fabrication de ses intrants, il mélange à l’eau les déjections animales qu’il met ensuite dans un «méthaniseur ». Cela nous a étonnés de voir ça en Inde. Ce méthaniseur alimente 2 habitations en biogaz. Le «digestat» est la matière liquide récupérée du méthaniseur après la fermentation et l’extraction du gaz. Le digestat est ensuite transféré dans une compostière qui aboutira à l’engrais biologique recherché par l’agriculteur.
L’urine de son cheptel est incorporée à l’eau qu’il utilise pour l’irrigation de ses parcelles.
Cet agriculteur dispose de 4 hectares qu’il utilise pour produire des semences de riz (il fait de la multiplication de semences). Il possède 110 variétés différentes de riz qu’il ne cultive pas forcément mais qu’il veut préserver. Ses semences de riz sont vendues, comme les engrais, par le biais de l’association en vente directe entre agriculteurs biologiques.
Il a également 4 vaches, 10 chèvres qui produisent du lait et 75 poules ; le tout est vendu en direct à la ferme.
Nous avons été très bien accueillis. Un thé et des gâteaux nous ont été offerts.

Un peu plus tard dans la matinée, nous nous sommes arrêtés pour visiter un élevage de lapins. Cet élevage possède environ 600 lapins qui sont engraissés avec des aliments protéiques pour que l’engraissement soit rapide.
Les cages sont nettoyées et les bâtiments très propres afin d’avoir une bonne hygiène pour la production. Il nous a certifié que cela était très important. Il effectue aussi des prises de sang après chaque mort pour détecter au plus vite d’éventuelles maladies contagieuses. Ses animaux sont exportés dans le monde entier, mais aussi vendus en direct. A savoir qu’un lapin est vendu aux alentours de 2kg pour 800 à 900 roupies ( 12€).

En milieu d’après-midi, nous avons fait un arrêt dans la province de Pondichéry pour rencontrer un « officier » de cultures . Il a pour but de gérer la répartition des cultures et de conseiller les agriculteurs. Son secteur d’action regroupe 223 exploitations qui occupe 200 hectares de surfaces et qui emploi 500 salariés. Il nous a présenté la culture de la cacahouète qui occupe la majeure partie de la surface cultivée dans cette région. Cette plante pousse en 6 mois et se récolte en mars-avril, les 750 grammes non décortiquées sont vendus 60 roupies. Quatre vingt dix neuf % des parcelles de cacahouètes sont irriguées car cette culture a de forts besoins en eau . L’officier pousse les agriculteurs à utiliser le moins possible de produit phytosanitaire , ils travaillent donc avec des auxiliaires et des pièges à insectes.
Il nous a fait découvrir aussi le Bendi qui a des pouvoirs médicaux sur la mémoire et la santé globale du cerveau.

Pour finir cette journée nous sommes arrivés au village au alentour de 16h , nous avons été accueillis par le couple d’agriculteurs où nous allons logé jusqu’à lundi.

Nous tenions au nom de la classe à remercier l’ensemble de nos professeurs pour leurs investissements dans ce voyage. Et plus particulièrement Madame Masnières pour ses traductions tout au long de ces 15 premiers jours. La compréhension lors de cette première journée sans notre professeur d’anglais a été plus compliqué.

À demain pour de nouvelles aventures!

Lucas Thevenin
Loéva Berkane

 

Nathalie Masnieres : Nous avons beaucoup apprécié ces deux semaines avec vous. Le bilan est pour nous très positif. Bon courage pour la traduction des prochaines visites 😊

Ce n’est qu’un au revoir..

Nous nous sommes levés à 6h45 pour aller prendre le petit déjeuner à 7h.
Celui-ci était composé d’une crêpe avec différentes sauces épicées ou non, sucrées ou salées.
Nous chargeons ensuite les valises un peu avant 8h et partons pour une bonne journée de route en direction du Pajancoa.

20 minutes plus tard nous nous arrêtons voir une ferme élevant des poules pondeuses en batterie à Namakkal.
L’économie locale est basé sur l’élevage de poules car il s’agit d’une activité très rentable.
Cette ferme familiale existe depuis près de 30 ans. Il y a 20 employés sur la ferme sur plus de 25 bâtiments.
Les éleveurs gardent les poules entre 16 et 80 semaines. Elles peuvent aller jusqu’à 100 semaines, mais dès lors qu’elles cessent de pondre, elles sont envoyées à l’abattage.
1 oeuf est vendu en moyenne 5 roupies, mais dans cet élevage il est vendu 4 roupies, soit 75 centimes la douzaine.
Le nombre de poules ne nous a pas été communiqué mais d’après notre estimation, il serait compris entre 500 000 et 1 000 000.
L’élevage est sujet aux contaminations, notamment à cause de l’ouverture de ses bâtiments.
Les poules pondent en moyenne 25 oeufs par mois. Leurs rations sont constituées de concentrés et de grains.
L’été, la température peut monter jusqu’à 40 degrés, ce qui entraîne des décès. Des brumisateurs sont installés afin d’y remédier.
La fiente est stockée puis vendue: 700 roupies pour un peu moins d’1 tonne.
Les poules sont vendues 100 roupies le kilogramme quand elles sont abattues pour un poids d’environ 1kg.

3 heures plus tard aux alentours de 11h30, nous nous sommes arrêtés à un barrage nommé MUKKOMBU DAM, construit sur la rivière « Kaveri ».
Le barrage retient l’eau des moussons. La source se trouve dans le Karnataka, qui est la région voisine et qui libère le trop plein d’eau à partir de juin, au début de leur mousson.
Elle irriguera ensuite les rizières du Tamil Nadu.
Il existe beaucoup de barrages de ce genre le long du fleuve « Kaveri ».

Ensuite nous nous sommes arrêtés au même restaurant qu’à l’aller dans la ville de Tanjavure (Tanjore) au «Samy’s dosakall» où nous avons mangé de bonnes pâtes avec du poulet pour certains et du mouton pour d’autres.

Après avoir mangé, nous nous sommes rendus au Pajancoa et avons dit un dernier au revoir à nos deux accompagnateurs indiens, Dr Saravanane et Dr Krishnan, signifiant ainsi la fin de notre ‘Road Trip”.
Nous avons ensuite retrouvé nos chambres et nos valises.

A 19h00, nous nous nous sommes rendus dans la pièce commune pour manger et recevoir les dernières consignes pour les 15 jours restants ainsi qu’une sacoche d’ordinateur offerte par le Pajancoa.
Nous somme ensuite passés à table. Au menu ce soir, des frites, du poulet, des carottes et quelques fruits.

A 21 heures, les professeurs nous ont quittés pour se rendre à l’aéroport et retourner dans notre pays.

À 22h30, la journée ayant été longue en grande partie à cause du temps passé sur la route, nous décidons d’aller nous coucher.

Bonne soirée à tous/ et à demain pour la suite de notre séjour.

GENDRE Loris
ODINOT Dorian

À travers différentes découvertes,

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, nous nous sommes levés tôt pour un départ à 6 heures pour nous diriger vers Namakkal.
Nous avons fait une pause café et thé à 8h30 et nous nous sommes arrêtés dans une exploitation agricole biologique vers 11 heures.
Cette exploitation fait partie d’un réseau avec des agriculteurs en agriculture biologique.

L’agriculteur est en agriculture biologique depuis 7 ans.
L’exploitant cultive 5 ha avec plusieurs productions:
-des bananes
-des tomates
-du curcuma
-des noix de coco
-du manioc.

Les bananiers représentent 0,5 ha de la surface totale de l’exploitation.
On utilise les feuilles de bananiers comme “assiettes” , les fleurs se mangent, ainsi que le cœur, les racines permettent la repousse de l’arbre.
Les recettes de la vente de bananes sont de 250 000 roupies et le rendement est de 12kg par plants.
L’exploitation comprend environ 1250 pieds et chaque kilo se vend 50 roupies.
Les bananiers sont irrigués. Cette irrigation est effectuée pendant 4 heures chaque jour. Les trois quarts du temps, il y a uniquement de l’eau alors que le reste du temps l’irrigation est effectuée avec un mélange composé de 300 litres d’urine et d’ excréments. Les urines et les déjections sont récupérées à partir de vaches, de porcs, de chèvres, de buffles, de chevaux et d’éléphants.
Il n’y a qu’une seule récolte par an et la gestion des adventices est un problème pour l’agriculteur car les plantes absorbent l’eau destinée aux bananiers.

L’exploitant cultive des tomates qu’il associe à des chrysanthèmes. L’exploitation possède aussi des vaches de la race locale du Tamil Nadu et une autre race du Gujarat, il y a également des chèvres.
Une autre culture est le manioc qui doit être forcément cuit ou séché pour être consommé sans danger. Pour l’exploitation, les cultures les plus rentables sont la tomate et le curcuma. Il y a 10 femmes et 2 hommes qui travaillent sur l’exploitation. Elle accueille également des agriculteurs afin de les former à l’agriculture biologique.

Nous avons poursuivi notre route jusqu’à 14 h pour aller manger.

Par la suite nous avons continué la route jusqu’à Namakkal pour visiter l’institut de recherche. On y trouve entre autres :
– 20 vaches laitières de races jersiaise et néerlandaise, de race locale (kangeoan) qui produisent jusqu’à 20 litres par jour. Elles pâturent pendant 4 heures chaque jour. L’institut fait des recherches sur la réduction du coût des rations et fait donc des essais sur plusieurs rations. Les problèmes les plus fréquents sont les mammites.
-Il y a aussi des bufflones qui produisent 7 à 10 litres de lait par jour. La ration est composée de sorgho, et d’herbe principalement. Il y a 7 % de matière grasse dans le lait des bufflones alors que les vaches ont un taux de 3-4 %. La traite est manuelle pour les bufflones et il y a une salle de traite pour les vaches.
– l’institut fait aussi des recherches sur des cochons, des chevaux, des chèvres, des autruches, des canards, des émeus, des poules ainsi que des moutons.

Nous avons ensuite été à l’hôtel à Namakkal.
Ce fut une journée très intéressante avec la visite d’une exploitation agricole et d’un institut de recherche.

À demain pour la suite de notre voyage

De Lange Thomas
Archambaux Dorian

 

A la découverte du thé Indien !

Après le réveil de 7h00 pour prendre nos douches avec de l’eau chaude ( eau chaude de 6h à 10h)
Nous sommes descendus pour prendre le petit déjeuner
Puis à 8h30, nous sommes partis pour visiter une usine de thé nommée CHAMRAJ TEA, qui est la plus grosse usine de thé du Tamil Nadu. 
Elle cultive 4600 acres (environ 1820 ha) 75% de la production est en bio et 92 % est exportée à l’étranger. Le thé est réparti principalement en 3 types de produits finis :
– thé vert
– thé noir (thé fermenté)
– thé blanc
Le thé est récolté tous les deux jours toute l’année.
2,5 millions de tonnes de thé sont récoltés par an à la main.
Le thé est transformé de deux façons :
– CTC,( la feuille est broyée )
– Orthodoxe, la feuille est chauffée.
La production de thé est présente dans le Tamil Nadu car elle a été introduite par un anglais en 1850.
Les plantations durent de 50 à 100 ans et ne nécessitent aucun produit phytosanitaire, seulement de l’engrais pour les 25 % en conventionnel.
Les plantations sont en altitude car cela augmente les arômes du thé.
L’entreprise est certifiée commerce équitable depuis 1991 mais elle remplissait les critères bien avant. Le commerce équitable s’est même inspiré de l’entreprise pour définir ses critères qui sont :
– Une bonne rémunération des salariés
– L’accès aux soins
– Des bonnes conditions de travail
Pour cela, l’entreprise a créé un hôpital avec 2 médecins généralistes et la visite de spécialistes régulièrement. L’hôpital accueille plus de 30500 patients par an.
L’entreprise a également fait construire un école avec une capacité de 1200 élèves regroupant une partie des enfants des 27 villages environnants.
L’entreprise verse également une aide au salariés retraités ou encore actifs pour construire leurs maisons.
La production est meilleure quand les employés sont heureux nous a dit notre interlocuteur.
A la suite de cela, nous sommes partis manger (vers 15h30), à notre grand plaisir des plats peu épicés.
Après le repas, nous avons repris un autre bus (défaillance sur le notre) pour monter en altitude et avoir une vue à couper le souffle ( 2600 m d’altitude), nous permettant de contempler Ooty de hauteur. Cet endroit nommé Doddebeta, à l’intersection entre le Tamil Nadu, le Kerala et karnataka.
Puis, nous sommes rentrés à l’hôtel pour nous reposer et prendre le dîner à 20h30.
Ce fût une journée très intéressante, et nous avons envie de continuer notre voyage pour d’autres découvertes. Nous vous les raconterons ce soir.
A ce soir !

Pailley Julien
Driat Loïc

À LA RENCONTRE DES AGRICULTEURS …

Bonjour à tous,

Hier, 4ème jour du road trip dans le Tamil Nadu. Le matin, nous sommes partis de Madurai à 8h05 pour rejoindre la ville de Coimbatore située à 210 km au nord ouest de Madurai.
Une pause s’est imposée à 9h15 au bord de la route pour prendre un thé ou un café et manger quelques gâteaux sucrés.
Nous avons repris la route en direction de Athikombai pour assister à l’intervention de deux fondations (Reliance Foundation et Kiruba Foundation), ainsi que d’une scientifique de l’université de Dindigul, qui informent les agriculteurs et les conseillent sur les techniques à entreprendre en fonction des conditions climatiques et du territoire.
Arrivés au point de rendez-vous à 11h15, nous nous sommes installés à l’ombre, sous un arbre, puis les organisateurs de cette intervention se sont présentés à nous pour nous parler du rôle de leurs organismes ainsi que leurs objectifs pour aider au maximum les agriculteurs faisant appel à eux dans leurs choix techniques et économiques et donc leur permettre de dégager un revenu convenable.
En plus des services rendus par les deux fondations, l’université propose des formations courtes aux agriculteurs (1 semaine à 4 mois) sur divers thèmes agricoles (semences, intrants, …).
Tous les conseils donnés par ces deux fondations sont gratuits pour tous les agriculteurs, ils ne déboursent rien pour obtenir des informations. Ces deux fondations arrivent à fonctionner grâce aux dons de plusieurs entreprises qui les ont créées. De plus, elles proposent aux agriculteurs des plants de légumes qu’il faut évidemment acheter.
Reliance Foundation et Kiruba Foundation interviennent dans 20 Etats Indiens auprès de 100 000 agriculteurs. Les principaux axes de ces deux fondations sont la santé, l’irrigation, le développement rural, l’aménagement du territoire, l’art et la culture.
Le premier lien avec les agriculteurs est le téléphone avec l’envoi de messages quotidiens sur la météo. En cas de questionnement autour d’une technique culturale ou autre, les agriculteurs peuvent joindre les deux fondations par le biais d’une ligne téléphonique gratuite et ils seront mis en relation avec une personne adaptée à leur demande. Sinon elles interviennent directement auprès des agriculteurs (comme hier).
Les agriculteurs peuvent également faire remonter leurs besoins auprès des fondations, et celles-ci font le lien entre les agriculteurs et les universités agricoles pour leur proposer des solutions en cas de problème au niveau des cultures (ex : maladie, ravageurs, …).
Il y avait également une intervenante qui représentait la coopérative locale où les agriculteurs vendent leur récolte. Chaque agriculteur paie 1000 roupies par an pour adhérer à cette coopérative. L’Etat verse la même somme pour chaque adhérent. La coopérative propose également des micro-crédits aux adhérents. Il faut savoir que ce sont les agriculteurs qui ont créé la coopérative afin de commercialiser et de transformer leurs produits pour obtenir de la valeur ajoutée.

Après la présentation, nous nous sommes rendus sur les terrains situés à côté où sont cultivés de la coriandre, de l’aubergine, du piment, des tomates, des oignons et du sorgho. Sur les terrains d’un des agriculteurs présents, les aubergines sont en place 6 mois, suivies par la coriandre, puis les oignons (vendus 25 à 100 roupies/kg) et les piments (ces deux dernières cultures bénéficient des mêmes traitements).
Après la découverte des différentes productions, nous nous sommes réinstallés et plusieurs agriculteurs ont présenté leurs productions ainsi que leurs conduites culturales. Quelques étudiants ont alors présenté leurs productions (végétales et/ou animales).
Puis nous nous sommes attablés au même endroit avec toutes les personnes présentes à 13h45.
Enfin, nous avons repris la route à 14h30 en direction de Coimbatore où nous sommes arrivés à 18h45. Nous avons également fait une pause café/thé dans l’après midi.

Aujourd’hui, direction Ooty, village situé à 2200 mètres d’altitude où nous allons passer deux nuits.
Merci à vous de suivre notre voyage tous les jours et rendez vous ce soir pour la suite.
Flavien et Fabien.

 

Une journée moins chargée malgré un réveil matinal

Bonjour tout le monde,
Aujourd’hui 5ème jour de notre road trip dans le Tamil Nadu. La fatigue se fait ressentir pour l’ensemble du groupe puisque ce matin nous sommes partis à 5h30 pour visiter un marché d’agriculteurs. Nous avons retrouvé quelques fruits et légumes qui sont cultivés en France tels que la pomme de terre, les haricots verts ou bien les oignons et carottes mais aussi des potirons…Sur ce marché nous avons goûté quelques fruits comme la banane rouge. Cela a été l’occasion d’en acheter pour le groupe. Les prix des différents produits sont définis chaque dimanche matin (jour de marché) par le gérant du marché. Les emplacements sont loués modérément. De plus les prix sont très bas puisque le kilogramme de banane est à 50 roupies (0.62€/kg). Les agriculteurs s’installent à partir de 2h du matin.

A 7h pétantes, nous avons pris un petit déjeuner à la française, c’est à dire toast beurré avec de la confiture.

Puis à 8h15 nous sommes partis pour visiter un marché de pommes de terre. Les pommes de terre qui passent par ce marché proviennent de plusieurs régions indiennes. Elles sont triées en trois catégories:
Grosses : les débouchés sont les frites, vendues 800 roupies pour 45kg (poids d’un sac). Elles se nomment “talar”.
Moyennes : elles sont vendues 500 roupies pour 45kg. Elles sont appelées “racies”.
Petites : Appelées “Podi”, elles sont vendues aux classes modestes pour 300 roupies pour 45kg.
Il y a 10 personnes qui travaillent 6 jours sur 7 pour un salaire mensuel d’environ 160€.

Nous avons repris la route pour atteindre Ooty. Nous y avons dégusté un plat peu épicé ce qui a convenu à pas mal d’estomacs d’entre nous.
Côté paysage, nous avons quitté les palmiers pour trouver des arbres moins exotiques puisque le climat est plus frais (17°C la journée).
Sur la route nous avons rencontré des singes qui sont habitués à la présence humaine. Pendant l’ascension, nous avons pu observer des plantations de thé en terrasse. De plus, lors de notre pause thé ou café nous avons pu remarquer que la forêt est très dense.
Pour cet après midi, le repos était nécessaire pour l’ensemble du groupe. Par ailleurs, certains ont profité de ce temps libre pour visiter Ooty, se reposer et faire la lessive.

Demain nous aurons l’occasion de visiter une usine de transformation de thé equitable. Nous vous souhaitons une bonne soirée. À demain.

PS: nous avons eu la chance de voir un feu d’artifice en cette fraîche soirée.
Jérémi et Maxime

UNE JOURNÉE MOUVEMENTÉE…

Bonjour à tous,

on se retrouve aujourd’hui pour le post quotidien de notre journée en Inde.
Après un réveil précoce à 5h du matin par un muezine hindou qui a raccourci la nuit de beaucoup d’entre nous. Nous nous sommes retrouvés à 6h30 pour un petit déjeuner composé de thé, café et de tartines avec de la confiture.

Nous avons quitté l’hôtel et la ville de Rameswaram ainsi que son sable dans les environs de 7h30 pour nous diriger vers la ville de Madurai qui se situe dans les terres du Tamil Nadu. Elle est la deuxième ville la plus peuplée du Tamil Nadu. Nous nous sommes arrêtés à 9h30 faire une pause thé. Puis une quinzaine de minutes plus tard nous avons repris la route.

Seulement 20 minutes après, le bus s’est immobilisé sur le bord de la route et les professeurs indiens ont proposé de nous faire découvrir les cultures du coin.

C’est alors ici que nous avons fait la connaissance de Gandhi, un petit exploitant agricole puisqu’il ne cultive que 25 ares, soit 2500m2. Son exploitation est composée entièrement de terre noire, riche en argile, et très sèche en cette période. On peut y cultiver des cultures nécessitant très peu d’eau (piment, gombo, coton et oignon rouge).

Il nous explique que moins il y a d’eau et plus le piment est fort… ce qui par conséquent permet une augmentation du prix.

Le coton lui, est associé au gombo, qui est un légume de la même famille. Le coton est fertilisé par un engrais chimique et par un fumier, ce qui a pour effet de faire changer la couleur de la fleur du coton.
Tout comme le piment, le coton préfère un temps très sec mais nécessite de l’eau une fois toutes les trois semaines. Au final, sur sa parcelle de Coton, il a dépensé 20,000 roupies en intrants et génère une recette de 50,000 roupies, ce qui représente un bénéfice de 30,000 roupies, soit 360€ environ.

En période de mousson, il cultive du riz sur la totalité de ses terres.

Nous avons aussi fait la connaissance d’une culture importée il y a quelques années par les Indiens : le « Prosopis juliflora » qui aujourd’hui est utilisée comme bois de chauffage de les foyers indiens ou encore transformée en charbon de bois.

Après avoir dit au revoir à notre nouvel ami, nous avons repris la route en direction de Madurai à 11h.
Nous sommes arrivés à l’hôtel vers 12h15. Après récupération des clés, nous y avons découvert nos chambres.

Nous avons mangé un repas indien typique et à 14h30 nous avons quitté l’hôtel pour visiter le « Palais Naicker Mahal » construit au 17ème siècle. Cet ancien palais royal avait la compétence d’accueillir le peuple avec sa grande et majestueuse cour principale. Il possède une seconde pièce où les rois organisaient des banquets et où le peuple dansait. De plus, il y avait une dernière pièce qui servait de chambre, mais de nos jours elle sert de pièce où l’on montre les premières écritures de la langue Tamoule.

Après cette visite, nous avons enchaîné sur la visite du « Meenakshi Amman Temple » à l’effigie du dieu Shiva et de sa femme Meenakshi. Par rapport aux autres temples, il est très coloré mais aussi très grand et également très visité (15,000 visites par jour).

En résumé, la journée a été longue et épuisante pour beaucoup d’entre nous, et certains sont déjà prêts à aller se coucher.

A demain,

Charles et Raphaël

 

Vendredi 01 février 2019

Messages et photos

Une belle journée intensive

Nous quittons Karaikudi pour Rameswaram :

Nous avons débuté notre journée à 7h30 à bord de notre grand bus. 
Nous sommes passés dans la région la plus aride de l’Inde (Ramnad). Il y a beaucoup de surfaces non utilisables car il n’y a pas assez d’eau pour intégrer une culture ou bien maintenir une culture à terme.
On y trouve un sol rouge qui absorbe très peu l’eau. Les sols ne peuvent pas être irrigués et par conséquent il y a seulement une seule récolte de riz pendant la mousson (contrairement à Karaikal où il y en a 3/an).

L’agriculture a une réelle incidence sur les enjeux économiques et sociaux des villages.Les personnes quittent le milieu rural pour aller travailler en ville.

Nous avons fait notre première visite à 10h30 à sattakulam.

On s’aperçoit que ce territoire, situé entre la mer Laquedives(côte ouest) et le golfe du Bengale (côte est), rencontre de gros soucis de salinité.
Nous sommes allés dans un centre de recherche spécialisé dans la semence résistante aux problématiques suivantes :
-sol ferreux
-sol salé: il y a 7% de salinité à Sattakulam, alors qu’un taux correct est de moins de 1%.
-Non irrigué(ou très peu)
Ce centre de recherche travaille en partenariat avec une université du Tamil Nadu.

Sur une photo, vous pourrez remarquer les essais de 9 variétés de riz différentes: les plus adaptées sont celles du fond avec une couleur plus verte.

Une autre technologie est développée pour résoudre le problème, comme par exemple, l’ajout de chlorure de potassium.

Avant d’aller à l hôtel, nous sommes passés sur le pont « Pamban Bridge » qui relie la ville de Rameswaram sur l’île de Pamban à l’Inde continentale. Un chemin de fer parallèle à ce pont a été ouvert le 24 février 1914. Il fut le premier pont maritime de l’Inde et le plus long jusqu’en 2010.

Ensuite, nous sommes allés à notre hôtel qui se situe à Rameswaram pour déposer nos valises et déjeuner. Il s’agit d’une ville sainte, haut lieu de pèlerinage.

En début d’après-midi, nous sommes allés à Dhanushkodi qui est une ville abandonnée à l’extrémité sud est de l’île de Pamban. Cette ville a été détruite par un cyclone en 1964. 1 800 personnes y sont mortes.
Aujourd’hui cette ville reste inhabitée.

Pour finir, nous avons visité le temple Ramanathaswamy. C’est un temple Hindou dédié à Shiva. Il est considéré comme un lieu de pèlerinage sacré.

Nous avons conclu cette journée en revenant dîner à l hôtel,
Bonne soirée à vous!
On se retrouve demain.

Joséphine Devaux et Damien Gerard

Road trip : Premier jour

Bonjour à tous,
Réveil matinal pour le premier jour du road trip à la découverte du Tamil Nadu, nous étions tous impatients de partir. Départ à 7h40 du Pajancoa pour aller visiter le “Brihadisvara Temple” à Tanjore, qui est classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Pour le visiter, nous étions obligés de nous déchausser. C’est un temple en l’honneur du Dieu Shiva qui a été construit au Xéme siècle sur une période de 60 ans par Raja Raja Chola I et son fils. Il est composé de 6 parties dont la plus haute mesure 65 métres de haut, a son sommet un dôme qui pèse 80 tonnes. Ce temple est l’un des plus grand du Tamil Nadu.
Comme vous pourez le constater grâce aux photos jointes.
Nous avons repris la route pour nous arrêter manger dans un restaurant 5 étoiles où nous avons mangé chinois.
Après ce bon repas, nous sommes allés en direction d’une maison traditionnelle à Karaikudi où nous avons pu admirer l’architecture indienne, en vous mettans quelques photos pour admirer celle-ci.
Enfin, la journée se termine pour nous vers 17h30, nous nous sommes dirigez vers l’hôtel “Sathguru”. Nous sommes arrivés à 18h00.
Lors de cette journée, nous avons parcouru 400 km. Ils nous restent encore des choses à découvrir, et donc de la route à faire. Nous partagerons avec vous notre aventure jusqu’au bout.
Le RDV est pris pour demain ! ( sauf problème de réseaux).

Bonne soirée
Lucie et Charlotte

Bonjour à tous, premier réveil au Pajancoa. Hier soir nous avons pu faire nos lessives.
Les filles ont rejoint ce matin à 8 heure le “boys hôtel” pour le petit déjeuner qui fut différent des autres jours (pain, beurre mais aussi idli et pâtes avec de la sauce piquante).
Nous nous sommes ensuite rendus dans le bâtiment principal pour réaliser les photos de nos cartes étudiants et participer à la cérémonie d’accueil. Nous avons reçu chacun un collier fait à base de terre parfumé au santal et de tissus. Nous avons également montré nos talents en anglais en nous présentant chacun notre tour !
Ensuite nous sommes passés sur une chaîne TV locale de l’Inde où madame Masnières a expliqué le but de notre voyage.
Le professeur d’agronomie indien nous a emmené dans une parcelle de leur établissement destinée à la culture de riz des élèves de 3ème année. Nous avons dû y aller pieds nus car les indiens bénissent la terre : c’est donc par respect que nous avons retiré nos chaussures.
Le professeur nous a expliqué que les intrants étaient payés par l’université et les bénéfices revenaient en partie aux étudiants.
Chaque étudiant possède 80 m2 de surface.
En début d’après-midi, nous avons pu observé des insectes et auxiliaires de cultures.
Notre journée se finit par un spectacle réalisé par les étudiants du pajancoa et nous. Nous avons pu danser et chanter; ce fut super! Les étudiants se sont montrés très démonstratifs pendant nos prestations!
Bonne soirée à vous.
Charlyne – Bérénice
P.S: nous rencontrons des problèmes de réseau. Ne vous inquiétez pas si nous ne publions pas tous les jours.

 

 

Mardi 29 janvier 2019

Messages et photos

Bonsoir,
En ce début de semaine, notre journée à commencé par un petit déjeuner. Ensuite, nous avons rangé nos valises pour le départ à Karaikal en début d’après midi.
Après ce rangement, nous avons fait un dernier tour au coeur de la ville de Pondicherry.
Avant notre départ, nous nous sommes retrouvés au même restaurant que la veille, le SUGURU.
Encore une fois nous avons mangé un repas typiquement indien mais moins épicé.
Nous avons donc pris la route aux alentours de 14h dans notre magnifique bus !
Après avoir traversé toute la ville, nous sommes passés par là campagne indienne où les paysage sont magnifiques (rizières, maréchages, palmiers, fleuves et lacs …).
Vers 15h30, nous nous sommes arrêtés à Chidanbaran pour visiter un temple hindou dédié à Shiva. Une première pour nous tous : pieds nus, monuments religieux, sculptures …
Ce temple date du X è siècle comme chaque temple hindou, il y a 4 entrées (4 directions).
A la fin de la visite, petite dégustation, thé ou café au lait.
Nous avons repris direction l’université du PAJANCOA où nous sommes arrivés à 19h40.
Nous avons été bien accueillis par les étudiants.
Notre journée à été bien remplie, nous allons pas tarder à aller nous coucher. Demain, une journée bien remplie aussi nous attend. Nous en dirons plus demain soir.
Bonne soirée

Samuel et Tanguy

Lundi 28 janvier 2019

Premiers messages et photos

Bonjour, « Wanakam »
nous voilà arrivés en Inde dans le Tamil Nadu après de nombreuses heures de vol. Nous avons donc atterri à l’aéroport de Chennai, pour ensuite nous rendre en bus à Pondichery. Ce qui nous permet d’avoir une première approche d’un pays que nous ne connaissions pas et où les règles de circulation sont différentes des nôtres ainsi que les conditions de vie. Nous avons rencontré Monsieur Kanen le propriétaire de l’hôtel dans lequel nous passerons deux nuits. 
Pour certains d’entre nous, c’était la première fois que nous prenions l’avion et faisions un si long voyage.
Nous commencerons notre premier jour par une balade dans le marché du dimanche à Pondicherry et nous aurons l’occasion de découvrir cette charmante ville dans l’après-midi. C’est l’occasion pour nous de faire quelques achats et pour cela nous échangerons des euros contre des roupies (à titre d’information 1€ vaut environ 80 roupies). D’autres expériences nous attendent et nous les partagerons avec vous au quotidien.
Bon dimanche
Loéva Berkane et Lucas Thevenin

Bonjour,
Après notre premier réveil en Inde sous une température de 22°C environ, nous avons débuté notre journée par un petit déjeuner à l’hôtel. Le petit déjeuner qui nous a été servi était constitué de tartines avec beurre, confiture de fraise, de jus de fruit et de café ou thé au lait. Par la suite nous nous sommes rendus à un établissement de change, pour échanger nos euros contre des roupies (1€ pour 80.90 roupies). Nous sommes ensuite partis en groupe dans la ville pour faire des visites. Certains sont partis au marché, d’autres faire des magasins, d’autres encore découvrir l’architecture, le temple, le lycée français… En visitant nous avons pu apercevoir beaucoup de choses inhabituelles pour nous comme les marchés, les nombreux stands dans toutes les rues, la circulation, les vendeurs ambulants … Après un petit quartier libre d’une heure nous sommes allés manger dans un restaurant (Suguru), nous offrant un repas à environ 3€/personne, un repas local, le THALI, complet malgré une quantité d’épices ayant fait rougir un grand nombre d’entre nous. Après ce déjeuner nous sommes rentrés à l’hôtel pour certains et pour d’autres, balade jusqu’à 15h, puis ensuite découverte du quartier administratif qui se trouve en face de la mer en « Riquecho » (petit scooter jaune à environ 70 roupies le trajet pour 3). Sur ce bord de mer nous avons pu rencontrer de nombreuses personnes accueillantes et ravies de nous voir en prenant ainsi des selfies avec nous. Nous sommes rentrés de la plage vers 17h30 et avons mangé à l’hôtel vers 19h.
Cette journée a été bien remplie pour tous, sous le soleil. Demain nous prendrons le bus pour aller à Karaïkal rencontrer les étudiants indiens.
D’autres nouvelles vous seront données demain pour partager avec vous notre voyage.
Bonne soirée à tous.
Antonin et Florent